D'une part, le « référentiel d'activités » est destiné à définir la profession et décrit également les activités liées à son exercice (de la première prise de contact, aux activités de prévention, et de formation continue...).
D'autre part, le « référentiel des compétences » décrit les compétences (savoir-faire et connaissances) liées aux activités précédemment décrites.
Le « référentiel de formation » est en cours de finalisation. En effet, il n'a pas encore été officiellement validé par les deux ministères de tutelle.
L'Orthophoniste - n°315 - Janvier 2012
Le premier niveau de formation s'arrêterait au M1 (aucune reconnaissance européenne ne serait possible car cela ne correspond pas à un grade dans le système LMD). Les orthophonistes « de base » auraient un niveau de formation moindre que les orthophonistes actuelles.
Le deuxième niveau, correspondant au Master, ne s'adresserait qu'à un nombre limité d'étudiants (les quotas ne sont pas précisés) qui se spécialiseraient dans la prise en charge de certaines pathologies (AVC, démences, surdité...) dont les orthophonistes non titulaires du Master ne pourraient pas se charger.
L'Orthophoniste - n°314 - Décembre 2011
Le système Makaton est une communication signée et pictographique, accompagnée de la parole (l'aspect multimodal est systématiquement recherché sur le versant réceptif). Le Makaton offre certains avantages pour les personnes avec autisme comme apporter des indices plus lisibles et une segmentation du flux sonore, la possibilité d'alléger la surcharge sensorielle en n'usant que d'une modalité. Il permet également d'apporter des informations redondantes et cohérentes, de ralentir la diffusion du message et d'apporter une utilisation en situation des signes (qui permet une meilleure compréhension sur le versant réceptif). De plus, le Makaton s'adapte aux particularités du développement psychologique de ces personnes (en permettant notamment le pointage, l'attention conjointe, la hiérarchisation et la clarification des informations). Il permet, enfin, le développement verbal et plus généralement le développement de la communication.
L'Orthophoniste - n°314 - Décembre 2011
Ce dossier met l'accent sur l'avantage de la création de « réseaux de l'audition », partenariat entre médecin ORL, audio-prothésiste et orthophoniste. Le réseau a pour but un échange entre professionnels dans l'intérêt commun du patient. Par ailleurs, le rôle qu'occupe l'orthophonie dans le traitement de la presbyacousie est très important. Pour éviter que l'appareil ne soit remisé dans un tiroir, il est essentiel que le patient apprenne à tirer avantage de celui-ci. Pour l'orthophoniste, cela signifie notamment qu'il est nécessaire d'améliorer le système de traitement neuronal des informations perçues auditives (STNIP A)du patient. Dans son intervention, l'orthophoniste doit également préparer le patient à l'évolution de la presbyacousie (vers une surdité sévère), et lorsque c'est possible, enseigner la lecture labiale (même léger, le bénéfice peut s'avérer utile au patient).
L'Orthophoniste - n°314 - Décembre 2011
Rencontre avec Isabelle Mas, orthophoniste à l'IME Château d'Ô de Montpellier, dans le cadre de la 9me journée nationale de la Trisomie 21. Le lien avec les familles est abordé (en institution, l'accompagnement parental est plus difficile à mettre en place), ainsi que les domaines privilégiés lors de la prise en charge (travail autour des praxies, du souffle, du positionnement lingual, des stimulations autour de la sphère oro-faciale, ainsi que tout ce qui concerne les aspects formels du langage, l'articulation et les troubles de la parole). Par ailleurs, la mise en place de séances collectives avec des enfants porteurs de différents handicaps sont évoqués.
L'Orthophoniste - n°313 - Novembre 2011
Pour la première fois les JNLF (Journées de Neurologie de Langue Française) ont été ouvertes à d'autres professions de santé et parmi elles, les orthophonistes. La FNO, qui a répondu présent, a fait appel à différents intervenants pour présenter les implications des nouvelles connaissances en neurologie et aphasiologie pour la prise en charge orthophonique, puis pour aborder les spécificités des syndromes neurodégénératifs comme par exemple la SLA et la maladie d'Alzheimer. Ont été mis en avant dans ces différentes interventions de nouvelles conceptions, des questionnements ainsi que diverses pistes de travail.
L'Orthophoniste - n°313 - Novembre 2011
Ce dossier propose de revenir sur le premier ouvrage didactique de phoniatrie et d'orthophonie publié en 1941. Réédité en 1961, il a été un manuel de référence pour les éducateurs de la parole puis pour les orthophonistes. Après un rappel biographique de ses auteurs et du contexte de publication de l'ouvrage, ce dossier propose d'en rappeler le contenu. 5 domaines sont traités : la voix, la parole, le chant, les maladies de la voix parlée et chantée ainsi que les troubles du langage et de la parole et leur traitement. Quelques extraits significatifs sont proposés : les explorations radiologiques des organes phonateurs, le texte introductif de la partie consacrée aux troubles du langage et de la parole ainsi qu'un passage d'un chapitre sur la correction des troubles d'articulations.
L'Orthophoniste - n°313 - Novembre 2011
Les orthophonistes ont leur rôle a jouer dans la formation des aidants, qu'ils soient familiaux ou professionnels. A ce titre, la FNO poursuit les formations à destination des orthophonistes qui formeront à leurs tours médecins, personnels médical et familles à la communication avec une personne atteinte dans celle-ci.
L'Orthophoniste - n°312 - Octobre 2011
La généralisation de l'implant a permis une modification de la prise en charge orthophonique de l'enfant sourd profond et une évolution de la profession vers un accompagnement du développement du langage. Ces évolutions ont des incidences positives sur le développement de l'enfant, l'implant lui permettant d'entrer dans le monde sonore puis dans la communication, mais également sur les relations de l'enfant avec son milieu social.
L'implant amène avec lui tout de même certains inconvénients : interdiction des IRM, troubles du fait de certains stimuli électriques, impossibilité d'utiliser l'implant dans certaines situations... Il faut de ce fait mettre en place des modes de communication substantifs. L'implant est parfois abandonné à cause d' une lassitude de la famille ou encore un désir de l'adolescent d'appartenir à la communauté sourde en utilisant la LSF.
La généralisation de l'implant a ainsi permis une modification du travail d'orthophoniste, de la prise en charge mais également des modification de lois et une reconnaissance des parents comme partenaires.
L'Orthophoniste - n° 312 - Octobre 2011