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L'Orthophoniste – n°295 – Janvier 2010
L'Orthophoniste – n°295 – Janvier 2010
L'Orthophoniste – n°295 – Janvier 2010
L'orthophoniste – n°295 – Janvier 2010
L'Orthophoniste – n°295 – Janvier 2010
L'orthophoniste – n°295 – Janvier 2010
La remédiation cognitive est une forme de prise en charge psychologique accompagnant la construction de l’intelligence et de ses déterminants affectifs et motivationnels chez l’enfant. La première partie de l’article rappelle l’ancrage de cette pratique clinique dans l’histoire de la psychologie du développement et en spécifie les principaux fondements théoriques. La seconde partie présente les lignes organisatrices d’une approche constructiviste dans la conception et la mise en oeuvre des pratiques de remédiation. Dans cette perspective, l’accent est porté sur le processus de conceptualisation, conçu comme l’un des principaux moteurs du développement de la pensée et de l’autorégulation des conduites. Une réflexion est alors engagée sur les mécanismes et les conditions qui favorisent son émergence chez l’enfant dans les dispositifs de remédiation cognitive.
Développements - n°3 - Décembre 2009
Dans cet article nous présentons le programme Makaton qui est un programme d’éducation au langage. C’est une approche multimodale qui superpose plusieurs canaux de communication. Le cas d’un enfant porteur d’autisme ainsi que les différentes étapes détaillées de cette rééducation qui se déroule sur plusieurs années seront exposés. Nous évoquerons aussi la scolarité de cet enfant et les difficultés rencontrées lors de ce type de prise en charge.
Développements - n°3 - Décembre 2009
Le Test de Rétention Visuelle de Benton (BVRT) a été conçu pour évaluer les fonctions visuospatiales et la mémoire visuelle. Il comprend deux séries de procédures : reproduction graphique de figures géométriques et reconnaissance avec choix multiple. L’étalonnage présenté porte sur 281 enfants (152 filles et 129 garçons) âgés de 8 à 11 ans 11 mois et concerne les administrations A (exposition 10 secondes, puis reproduction immédiate de mémoire) et M (exposition 10 secondes, puis choix de mémoire parmi quatre possibilités). Aucune différence entre les sexes n’est retrouvée. Il y a par contre un effet de l’âge sur le nombre de dessins et le nombre de choix corrects qui augmentent et le nombre d’erreurs en administration A qui diminue. La fidélité test-retest est faible pour l’administration A, ce qui interdit toute utilisation trop rapprochée. Des études de validation pathologique restent à faire.
Développements - n°3 - Décembre 2009
La reconnaissance visuelle des objets a été étudiée chez des enfants avec autisme à la BORB (Birmingham Object Recognition Battery) créée par Riddoch et Humphreys (1993) pour décrire les traitements impliqués dans l’identification visuelle des objets et leurs défaillances chez les adultes cérébrolésés. Huit tests de la BORB ont été adaptés pour les enfants et proposés à 8 enfants avec autisme appariés en âge mental à 8 enfants témoins. Les résultats obtenus montrent que les enfants avec autisme ont de meilleures performances que les enfants témoins aux tests d’analyse perceptive qui sollicitent l’encodage des primitives visuelles. Par contre, on ne note pas de différence significative entre les deux groupes aux tests qui sollicitent les traitements perceptifs intermédiaires de catégorisation perceptive et les traitements représentatifs de nature sémantique. Ces résultats préliminaires, obtenus sur de petits échantillons, sont discutés en référence à l’hypothèse de la « faible cohérence centrale » proposée dans la littérature pour rendre compte des particularités cognitives dans l’autisme, en soulignant également l’intérêt clinique de la BORB pour décrire les agnosies visuelles dans les pathologies neuropédiatriques.
Développements - n°3 - Décembre 2009
Le terme de dominance hémisphérique (ou dominance cérébrale) est traditionnellement utilisé en neurologie pour faire référence aux processus présumés à l’origine de latéralisation hémisphérique du cerveau. La plupart des travaux menés dans ce domaine sont basés sur la constatation que, d’un point de vue strictement morphologique, les deux hémisphères diffèrent significativement, tant pour leur anatomie corticale que pour certaines régions sous-corticales. La question de la signification fonctionnelle de ces asymétries occupe le centre des débats, en particulier en ce qui concerne les deux fonctions les mieux connues comme latéralisées : la préférence manuelle (‘manualité’) et le langage. Sur ces deux points, les travaux les plus récents n’ont pas encore démontré de façon convaincante un lien univoque entre asymétries et latéralité. Concernant l’origine même des asymétries, il est probable que, bien que déjà présentes sur les cerveaux de nouveau-nés (et aussi de primates non humains), leurs mécanismes intimes ne soient qu’incomplètement déterminés par des facteurs génétiques ou prénatals. Au contraire, tout laisse penser que des facteurs liés au milieu, en particulier durant l’enfance, soient capables de moduler les caractéristiques ultérieures d’asymétrie cérébrale, et que l’asymétrie même des fonctions puisse induire une asymétrie des structures qui les contrôlent.
Développements - n°2 - Septembre 2009
L’impulsivité constitue un dénominateur commun à de nombreux états psychopathologiques et comportements problématiques. Le but du présent article est de décrire l’approche multidimensionnelle de l’impulsivité proposée par Whiteside et Lynam (2001). Selon cette approche, l’impulsivité peut être scindée en quatre facettes distinctes : l’urgence, le manque de préméditation, le manque de persévérance et la recherche de sensations. Par ailleurs, nous suggérons également que ces différentes facettes sont associées à des mécanismes cognitifs, émotionnels et motivationnels spécifiques. Enfin, nous décrirons des études récentes qui montrent en quoi cette conception de l’impulsivité en quatre dimensions peut contribuer à une meilleure compréhension des problèmes d’autorégulation chez l’enfant et l’adolescent.
Développements - n°2 - Septembre 2009
Dans le cadre des prises en charge diversifiées conçues par une équipe soignante pluridisciplinaire intervenant en Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique, une collaboration orthophoniste/psychologue du développement a engendré une expérience de groupe avec quatre adolescents présentant un diagnostic de troubles spécifiques du langage. Les données anamnestiques les concernant renvoient au terme de «dysphasie» et rendent compte de troubles phonologiques, point commun aux quatre tableaux langagiers.
En convoquant des champs aussi divers que la psycholinguistique, les neurosciences et la neuropsychologie, la stratégie orthophonique mettra l’accent sur le contournement de l’analyse segmentale pour créer des liens entre différents formats de représentations: verbales, visuelles et conceptuelles. En complémentarité, et afin d’explorer l’intrication entre développement cognitif et langagier, la méthode clinique de remédiation cognitive prendra appui sur des schèmes logiques essentiels à l’acquisition du langage écrit tels que la composition additive, l’ordination, et la classification. Ces deux démarches coordonnées favorisent l’expression de soi et la réussite grâce à des cycles communicationnels positifs. En effet, l’utilisation de rébus et charades a permis de créer un support unificateur et ludique, ainsi qu’une entrée par l’image, vers la langue orale et écrite. Sans toutefois parvenir à caractériser précisément les stratégies compensatoires mises en oeuvre par les patients, ce partenariat clinique se révèle néanmoins en faveur d’apprentissages tardifs.
Développements - n°2 - Septembre 2009
La première partie de cet article est dédiée à la présentation générale d’une des théories du raisonnement humain aujourd’hui les plus influentes : la Théorie des Modèles Mentaux (Johnson-Laird, 1983). Le champ couvert par cette théorie a été étendu à de nombreux domaines comme la compréhension de textes ou la prise de décision et, plus récemment, à la résolution de problèmes arithmétiques verbaux. Dans la seconde partie de l’article, nous recensons les élements de preuve empirique apportés à l’hypothèse que les adultes comme les enfants construisent des modèles mentaux lorsqu’ils sont engagés dans ce type d’activité. La théorie des modèles mentaux pourrait ainsi nous permettre de mieux comprendre les difficultés rencontrées par certains enfants dans la résolution de problèmes arithmétiques. Dans la dernière partie de l’article, ces implications plus cliniques sont envisagées.
Développements - n°2 - Septembre 2009
Les troubles spécifiques du langage oral (TSLO) se caractérisent par une apparition retardée ou un développement ralenti du langage. Ces troubles s’accompagnent de façon fréquente d’atteintes de la motricité, voire de Trouble de l’Acquisition de la Coordination (TAC). Différents modèles cherchent à rendre compte d’une telle association de troubles avec des répercussions en termes d’évaluation et de prise en charge des sujets porteurs de TSLO. Après une revue de question rapide, nous illustrerons par un cas clinique l’intérêt et les limites d’une rééducation psychomotrice.
Développements - n°1 - Juin 2009
Seize élèves présentant des difficultés d’apprentissage ont participé à une intervention métacognitive de 3 mois. Lors de séances individuelles, et par le biais d’un questionnement métacognitif, les élèves ont appris plusieurs stratégies de résolution de problème. Afin de faciliter le transfert, ces stratégies ont été travaillées en alternance sur des tâches non scolaires et des tâches scolaires. L’application des stratégies et les connaissances métacognitives des élèves ont été évaluées par l’observation de leurs comportements et verbalisations. Les résultats mettent en avant des progrès dans l’utilisation de stratégies et les métaconnaissances dans les deux types de tâches. De plus, la distribution des élèves en trois groupes (bon, moyen et faible utilisateur de stratégies) est comparable entre les tâches, ce qui est interprété comme un indice de transfert. Finalement, il est argumenté que l’inclusion d’aspects motivationnels dans ce type d’intervention est importante. En effet, les élèves doivent non seulement faire l’expérience qu’ils sont capables de résoudre différentes tâches, mais également prendre conscience que leur réussite est en lien avec leur investissement stratégique.
Développements - n°1 - Juin 2009
Les difficultés en lecture font partie des troubles d’apprentissage les plus importants durant l’enfance. Le but de notre recherche est d’étudier les facteurs biologiques, socio-économiques, cognitifs et comportementaux sous-jacents aux troubles d’acquisition de la lecture chez les élèves de CE1 français. Mille soixante-deux enfants répartis dans 20 écoles différentes de la ville de Paris ont pris part à cette recherche. A l’issue d’une première phase de dépistage, les enfants suspectés de trouble d’apprentissage de la lecture ont été testés individuellement. Par la suite, 100 faibles lecteurs et 50 normo-lecteurs ont été appariés sur la base de leur âge, leur sexe, leur école et leur environnement socio-économique. Pour chacun, un bilan médical, cognitif et comportemental a été réalisé, complété par des données socio-économiques personnelles. Dans notre échantillon, la prévalence moyenne des troubles d’apprentissage de la lecture est d’environ 12 %. Ce taux est fortement influencé par l’environnement socio-économique et varie de 3,3 % dans les milieux socio-économiques favorisés à 24,2 % dans les milieux socio-économiques défavorisés. Parmi les indicateurs familiaux du niveau socio-économique, le niveau d’éducation de la mère permet de distinguer les faibles lecteurs des normo-lecteurs. Les régressions multiples mettent en évidence que la conscience phonologique et l’inattention restent cependant les deux facteurs qui prédisent le mieux les performances en lecture de l’élève.
Développements - n°1 - Juin 2009
La recherche récente a apporté des nombreux arguments en faveur de l’existence de dysfonctionnements neuropsychologiques spécifiques impliqués dans l’étiopathogénèse des troubles duspectre de l’autisme. Cependant, un modèle conceptuel cohérent en mesure d’intégrer ces différents déficits avec les manifestations cliniques des troubles n’a pas a encore clairement émergé. Certains auteurs privilégient l’existance d’un déficit cognitif primaire responsable de l’ensemble desanomalies, cognitives et cliniques, observées ; d’autres favorisent l’hypothèse de déficits cognitifs multiples et indépendants. L’objectif de cet article est de présenter les trois principaux modèles neuropsychologiques validés à l’heure actuelle : le déficit de mentalisation (ou déficit en Théorie de l’Esprit), le déficit des Fonctions Exécutives (FE) et la Faible Cohérence Centrale (FCC), et de discuter de leurs implications cliniques dans la compréhension de l’autisme et des troubles envahissants du développement.
Développements - n°1- Juin 2009
Le présent article vise à illustrer l’apport d’une démarche neuropsychologique au bilan et à l’approche soignante d’un cas de dysphasie développementale de type mnésique. Les auteurs s’attachent tout d’abord à éclairer l’impact diagnostique du bilan neuropsychologique, dans le contexte d’interface inhérent à cette discipline ainsi qu’aux conceptions actuelles du langage oral. Le bilan neuropsychologique est ainsi situé par rapport à un instantané des autres données, ici principalement orthophoniques, recueillies. Ce document insiste ensuite largement et de façon concrète sur les aspects rééducatifs. L’étude de cas est présentée selon un axe couplant diagnostic, pratique rééducative et données évolutives. Une large illustration du programme de revalidation à orientation neuropsychologique réalisé à partir des réflexions synthétiques tirées du cadre nosologique utilisé est proposée. Le niveau général de validité des actions entreprises est, encore, questionné au travers de l’étude des axes évolutifs quantitatifs et qualitatifs objectivés, en lien supposé avec la réalisation du programme de revalidation. Enfin, les liens de complémentarité que la neuropsychologie entretient avec le domaine orthophonique sont abordés d’un point de vue à la fois diagnostique et soignant.
Développements - n°1 - Juin 2009